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Mise à jour : février 2026. Les dernières statistiques annuelles officielles et détaillées mobilisées dans cet article concernent principalement l'exercice 2024 (publications de Bank Al-Maghrib) et les enquêtes ANRT couvrant l'année 2024 (Observatoire Internet T4 2024, Enquête TIC 2024-2025). Certains indicateurs « digital » (internet users, social media) sont rapportés à fin 2025 via DataReportal et doivent être interprétés comme des estimations agrégées multi-sources.
De quoi parle cet article ? Quand on dit « e-commerce », on confond souvent deux réalités : (1) les achats / commandes en ligne (comportement des consommateurs et des entreprises) et (2) les paiements associés (carte, wallet, virement, espèces à la livraison). Dans cet article, les chiffres en dirhams comme « 11 Md MAD en 2024 » désignent les paiements e-commerce par carte observés dans les statistiques officielles de Bank Al-Maghrib. Ils ne représentent pas la valeur totale des ventes e-commerce (qui incluent encore largement des paiements à la livraison en espèces, des virements, etc.). Le « taux de pénétration internet » ANRT mesure le ratio abonnements / population et peut dépasser 100 %, tandis que DataReportal mesure des « utilisateurs » (personnes), plafonné à la population.
Sources : Bank Al-Maghrib (exercice 2024), ANRT (Enquête TIC 2024-2025, Observatoire T4 2024).
Selon le rapport annuel de Bank Al-Maghrib sur les moyens de paiement (exercice 2024), les paiements e-commerce par carte ont atteint 38,5 millions d'opérations pour un montant de 11,0 milliards de dirhams (MMDH). Cela représente une hausse de +20 % en nombre et de +11 % en valeur par rapport à 2023.
Pour situer le e-commerce dans l'usage global de la carte au Maroc, les paiements sur terminaux de paiement (TPE) ont représenté 153,3 millions d'opérations pour 52,2 MMDH en 2024. Au total, les paiements par carte ont atteint 192,5 millions d'opérations et 63 MMDH, confirmant une adoption croissante du paiement numérique dans le Royaume.
Début 2005, la stratégie nationale e-Maroc a été lancée avec comme principal objectif de suivre le changement mondial et de s'adapter à la révolution digitale. Le Maroc visait à rattraper le retard technologique et économique en réduisant la fracture numérique, afin de mieux se positionner dans les domaines des NTIC au niveau international. D'autres stratégies nationales ont été lancées au fil des années — du plan Maroc Numeric à la stratégie « Maroc Digital 2030 » — pour assurer la continuité de cette dynamique.
En 2024, le Maroc compte 40,2 millions d'abonnements internet pour un taux de pénétration de 109,2 % selon l'ANRT (Observatoire T4 2024). L'Enquête TIC ANRT (édition 2024-2025, données 2024) confirme que 97 % des individus sont équipés en téléphone mobile, dont 91,7 % en smartphone, et que 89,2 % des ménages disposent d'un accès internet. Cette généralisation de l'accès a largement contribué à l'essor de l'e-commerce.
Tous les chiffres le confirment : d'étape en étape, l'e-commerce marocain poursuit son progrès d'année en année. Il a encore de beaux jours devant lui. Si le nombre de sites e-commerce évolue chaque jour, il en est de même pour celui des personnes connectées. De simples utilisateurs d'Internet d'autrefois deviennent des clients habitués de l'achat en ligne.
Boutiques en ligne, ventes de produits, services dématérialisés… sont de plus en plus sollicités par les consommateurs marocains. De même, de plus en plus d'entreprises et de particuliers créent des plateformes sur la toile, à un tel point que produits, services et offres se diversifient chaque année.
Selon le rapport annuel de Bank Al-Maghrib sur les moyens de paiement — exercice 2024, l'activité e-commerce par carte ressort en progression de +20 % en nombre d'opérations et de +11 % en montant par rapport à 2023. C'est une confirmation claire de la dynamique de croissance du commerce en ligne au Maroc.
L'activité globale des paiements par carte au Maroc (TPE + e-commerce + paiements GAB + Cash Advance) a atteint 192,5 millions d'opérations de paiement pour un montant global de 63 milliards de DH en 2024. Le e-commerce par carte représente ainsi environ 20 % du nombre total d'opérations de paiement par carte et 17,5 % du montant.
Le montant moyen par transaction e-commerce s'établit à environ 287 DH en 2024, contre environ 308 DH en 2023. Cette baisse du panier moyen reflète une démocratisation des achats en ligne, avec des commandes plus fréquentes mais portant sur des montants plus courants.
Il est important de noter que ces chiffres ne couvrent que les paiements réglés par carte bancaire en ligne. Une part significative des commandes e-commerce au Maroc est réglée en espèces à la livraison (cash on delivery / COD). Selon l'Enquête TIC ANRT (édition 2024-2025, données 2024), 83,8 % des acheteurs en ligne déclarent utiliser le paiement comptant à la livraison. Attention : ce chiffre mesure un usage déclaré (mode de paiement utilisé par les acheteurs), et non une part en valeur des transactions e-commerce. Il n'existe pas de statistique officielle consolidée mesurant la part exacte du COD dans le chiffre d'affaires e-commerce total. Le volume réel des ventes e-commerce est donc sensiblement supérieur aux montants mesurés par la carte seule.
Note méthodologique : Bank Al-Maghrib publie aussi un document « Caractéristiques des moyens de paiements scripturaux au Maroc – 2024 » où le total des paiements par carte atteint 226 millions d'opérations pour 93 Md MAD. Ce chiffre diffère des 192,5 millions / 63 Md MAD cités plus haut car il intègre un périmètre plus large (incluant les porteurs étrangers et d'autres flux). Les deux chiffres sont officiels ; la différence vient du périmètre retenu.
|
Année |
Nombre d'opérations |
Montant (DH) |
Montant (MMDH) |
Évolution nombre |
Évolution montant |
2016 |
3 620 145 |
1 755 045 362 |
1,8 |
— |
— |
2017 |
6 592 058 |
2 637 273 174 |
2,6 |
+82 % |
+50 % |
2018 |
8 268 598 |
3 280 218 159 |
3,3 |
+25 % |
+24 % |
2019 |
9 776 290 |
4 813 012 129 |
4,8 |
+18 % |
+47 % |
2020 |
14 271 550 |
6 017 934 240 |
6,0 |
+46 % |
+25 % |
2021 |
20 691 715 |
7 710 681 546 |
7,7 |
+45 % |
+28 % |
2022 |
28 051 502 |
9 584 751 539 |
9,6 |
+36 % |
+24 % |
2023 |
~32 100 000 |
~9 900 000 000 |
~9,9 |
+14 % |
+3 % |
2024 |
38 500 000 |
11 044 000 000 |
11,0 |
+20 % |
+11 % |
Sources : rapports annuels Bank Al-Maghrib / Centre Monétique Interbancaire (CMI). Les chiffres 2016-2022 proviennent des rapports CMI détaillés. Les chiffres 2023 sont déduits du rapport BAM 2024 (base de calcul des variations). Les chiffres 2024 proviennent directement du rapport BAM — Exercice 2024.
Source : BAM / CMI
Source : BAM / CMI
192,5 millions d'opérations — 63 MMDH
Source : BAM — Exercice 2024 (périmètre porteurs au Maroc)
+32 % en un an — 19,7 M de transactions — 3,9 MMDH
Source : BAM — Exercice 2024
Au-delà des paiements par carte, il existe un indicateur qui mesure directement le comportement d'achat en ligne des Marocains. Selon l'Enquête TIC 2024-2025 de l'ANRT, 24,9 % des individus (âgés de 5 ans et plus) au Maroc ont effectué un achat ou une commande en ligne en 2024. C'est une progression marquée par rapport aux années précédentes.
Cet indicateur est complémentaire des statistiques de paiement : qu'on paie en ligne (carte, wallet) ou à la livraison (espèces), l'acte d'achat / commande en ligne progresse. C'est le meilleur marqueur de l'adoption réelle du e-commerce par la population marocaine.
Pour comparaison, les tables UNCTAD (données 2018) estimaient à 22 % la part des internautes marocains ayant acheté en ligne, soit environ 14 % de la population. L'indicateur ANRT 2024 (24,9 % de la population totale de 5 ans et +) confirme une progression significative depuis.
Les 11 MMDH de paiements par carte ne représentent qu'une fraction du marché réel. Si 83,8 % des acheteurs en ligne déclarent utiliser le paiement à la livraison (ANRT), le e-commerce total est nécessairement très supérieur. Mais de combien ?
Aucune institution ne publie de chiffre officiel du « chiffre d'affaires total e-commerce » au Maroc. Nous proposons ci-dessous une simulation pédagogique — à prendre comme un exercice de cadrage, pas comme une statistique.
| Hypothèse (part carte dans la valeur totale) | Marché e-commerce total (ordre de grandeur) |
|---|---|
| 30 % | ~37 MMDH |
| 25 % | ~44 MMDH |
| 20 % | ~55 MMDH |
| 15 % | ~70 MMDH |
Ces ordres de grandeur ne sont pas des statistiques officielles : ils servent à cadrer le marché en l'absence de consolidation publique du COD et du social commerce.
Limites de cet exercice : le 83,8 % mesure un usage déclaré (« j'utilise le COD »), pas une part en valeur. Un même acheteur peut utiliser la carte pour certains achats et le COD pour d'autres. Le panier moyen COD est probablement différent du panier carte (287 DH). Ces scénarios sont donc indicatifs et ne remplacent pas une étude de marché dédiée.
Le paysage des paiements numériques au Maroc ne se limite plus à la carte bancaire. Plusieurs innovations contribuent à élargir l'écosystème du commerce en ligne et du paiement digital.
Mobile wallets (m-wallets) : le parc de portefeuilles mobiles a atteint 13,7 millions de wallets en 2024 (contre 10,4 millions en 2023, soit +32 %). Ces wallets ont généré 19,7 millions d'opérations pour un montant d'environ 3,9 MMDH, incluant des paiements marchands (P2M) et des transferts entre particuliers (P2P). Cette croissance rapide traduit l'inclusion financière progressive de populations jusqu'ici non bancarisées, et ouvre de nouvelles perspectives pour le e-commerce.
Virement instantané : lancé au Maroc, le virement instantané a enregistré 16,3 millions d'opérations en 2024, pour un cumul de plus de 22,5 millions d'opérations depuis son lancement. Ce mode de paiement, qui permet un transfert de fonds en quelques secondes, commence à être proposé comme option de règlement sur certaines plateformes e-commerce.
Paiement sans contact : en décembre 2024, le sans contact représentait 74 % des paiements sur TPE, contre 57 % un an plus tôt. Si cette adoption concerne d'abord les paiements physiques, elle témoigne d'un changement profond de mentalité vis-à-vis des paiements dématérialisés, favorable à l'adoption du e-commerce.
Le Maroc est aussi un acteur du e-commerce transfrontalier (cross-border). En 2024, les transactions des porteurs marocains à l'étranger et sur des sites marchands étrangers ont atteint 17,4 MMDH (35,5 millions d'opérations, +37 % en valeur). Dans l'autre sens, les transactions réalisées par des cartes internationales au Maroc ont totalisé 47,8 MMDH.
Sur le plan international, le Maroc figure parmi les premiers pays d'Afrique en matière d'e-commerce. L'indice UNCTAD du commerce électronique B2C le classait au 5e rang africain (données 2018). À l'époque, les acheteurs en ligne représentaient 22 % des utilisateurs d'Internet et environ 14 % de la population. L'Enquête TIC 2024-2025 de l'ANRT montre que cette adoption a nettement progressé depuis : 24,9 % des individus (5 ans et +) ont acheté en ligne en 2024, confirmant la dynamique de croissance du e-commerce marocain au-delà des seuls indicateurs de paiement.
La pandémie Covid-19 a radicalement modifié les usages numériques au Maroc. Les nouvelles façons de vivre et de travailler ont toutes eu, comme prérequis, un accès à une connexion Internet fiable. L'effet confinement a amené de nombreux Marocains à adhérer au mouvement de l'achat en ligne, et cette tendance s'est largement maintenue depuis. Le taux de pénétration internet par abonnements a atteint 109,2 % fin 2024 (ANRT, T4 2024), avec 40,2 millions d'abonnés — un chiffre qui dépasse la population car un individu peut avoir plusieurs abonnements (mobile + fixe). Au T1 2025, ce taux s'établit à 108,2 %, une variation saisonnière classique.
Outre la connectivité, la quasi-généralisation du smartphone (91,7 % selon l'Enquête TIC ANRT, édition 2024-2025) et la grande offre d'appareils couvrant toutes les bourses expliquent l'accélération du commerce en ligne. L'évolution du marché est aussi due aux mesures juridiques, réglementaires et de sensibilisation prises dans le cadre de stratégies nationales successives : du plan Maroc Numeric à la stratégie « Maroc Digital 2030 ». Plus récemment, Bank Al-Maghrib a encadré les frais d'interchange (décision n°244/W/2024 fixant le taux à 0,65 %), ce qui devrait favoriser l'acceptation des paiements par carte chez les commerçants et e-marchands.
Un frein persiste cependant : si les Marocains sont aujourd'hui habitués à commander en ligne, beaucoup préfèrent encore régler en espèces à la livraison. Les professionnels du secteur estiment que le paiement cash à la livraison (COD) représente la majorité des règlements e-commerce. Toutefois, il n'existe pas de statistique officielle consolidée permettant de quantifier précisément cette part. L'absence de données publiques fiables sur le COD est une limite importante pour évaluer la taille réelle du marché e-commerce marocain. Le secteur informel et la fragmentation du retail restent aussi des défis structurels pour le développement du commerce électronique.
Les chiffres cités dans les précédentes sections témoignent d'une véritable pérennisation du e-commerce au Maroc. Le Royaume reste un marché en perpétuel essor pour les plateformes de vente en ligne. Ce climat favorable donne envie à de nouveaux acteurs de se lancer, à l'heure où les consommateurs marocains intègrent de plus en plus l'achat en ligne dans leurs habitudes quotidiennes.
Une plateforme e-commerce permet aux commerçants de s'affranchir des limites physiques (stocks, saisonnalité, horaires, zone de chalandise), tout en se rapprochant du consommateur et de ses attentes, y compris en matière de livraison. Le e-commerce est un facilitateur de distribution qui élimine les intermédiaires et dématérialise une partie de la chaîne commerciale.
Du côté des consommateurs, les nouvelles technologies chamboulent les habitudes. À l'ère du digital, le consommateur fait face à une offre abondante de produits de toute nature, de différentes qualités et pour tous les prix. Les projets e-commerce marocains couvrent des domaines multiples : e-shopping, e-tourisme, e-services, livraison alimentaire… On note aussi que le taux de participation des communautés marocaines sur les réseaux sociaux est en augmentation, ce qui influence directement les décisions d'achat.
Sur le Web, les sites e-commerce pionniers et les nouveaux acteurs émergents se côtoient. La transformation digitale a aussi réinventé la relation client-fournisseur : chaque client souhaite être rassuré, accompagné, et bénéficier de l'expertise de son prestataire. L'accès doit être simple, rapide et efficace — dans les deux sens.
Pour que le e-commerce poursuive sa croissance, la confiance du consommateur est essentielle. Le Maroc dispose de plusieurs mécanismes à cet effet :
Le Label e-thiq@ (CGEM) : délivré par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, ce label certifie les sites marchands qui respectent un ensemble de critères en matière de transparence, de droit du consommateur, de politique de retours, de confidentialité des données et de sécurité des transactions. Il constitue un repère de confiance pour les acheteurs en ligne.
La loi 31-08 sur la protection du consommateur encadre les pratiques commerciales, y compris le commerce électronique, avec des dispositions sur le droit de rétractation, l'information précontractuelle et les clauses abusives.
La régulation des paiements par Bank Al-Maghrib — incluant la décision sur les frais d'interchange (0,65 %) et la supervision des établissements de paiement (émetteurs de m-wallets) — contribue à structurer un écosystème de paiement fiable et compétitif.
Marketplaces internationales : les géants comme Amazon, AliExpress et Temu captent une part croissante des achats en ligne des Marocains (une partie des 17,4 MMDH de transactions cross-border sortantes). Les Marocains y trouvent une offre plus large, souvent à prix compétitifs, mais avec des délais de livraison plus longs.
Acteurs locaux : Jumia Maroc reste la marketplace locale la plus visible, complétée par des acteurs spécialisés (Hmizate, Vendez.ma) et une multitude de boutiques en ligne indépendantes. Le secteur de la livraison alimentaire et du quick commerce (Glovo, etc.) connaît aussi une forte croissance.
B2B et administration : le e-procurement et la facturation électronique progressent, mais les données publiques restent limitées. Les portails publics de marchés (ex. marchespublics.gov.ma) et les plateformes de paiement de factures (eau, électricité, télécoms) constituent une face moins visible mais significative du e-commerce marocain.
Social commerce : une part croissante des transactions e-commerce au Maroc passe désormais par les réseaux sociaux — Instagram, Facebook Marketplace, TikTok Shop et WhatsApp Business. Ces canaux sont particulièrement utilisés par les micro-entrepreneurs et les artisans. Les transactions y sont souvent réglées en COD ou par virement, ce qui les rend invisibles dans les statistiques de paiement par carte.
Logistique last-mile : la livraison reste un enjeu clé. Amana (filiale de Barid Al-Maghrib), les services logistiques de Jumia, et une série de startups spécialisées (Colis.ma, etc.) structurent progressivement le dernier kilomètre. Le maillage des points relais et la livraison express (J+1 dans les grandes villes) s'améliorent, mais la couverture des zones rurales reste un défi.
Part du e-commerce dans le retail : en l'absence de statistique officielle, la part du e-commerce dans le commerce de détail marocain est difficile à estimer précisément. Elle reste modeste comparée aux marchés matures (15-25 % en Europe), mais elle progresse rapidement, portée par la connectivité, le smartphone et l'évolution des habitudes.
Sur la base des tendances observées, nous proposons deux scénarios de projection pour les paiements e-commerce par carte (le seul indicateur que nous pouvons projeter à partir de données officielles).
Base de calcul : 11,0 MMDH en 2024 (paiements e-commerce par carte, source BAM).
Méthode : application d'un taux de croissance annuel constant (CAGR) sur l'indicateur carte uniquement.
Scénario A — Croissance modérée (+15 %/an) :
2025 : ~12,7 MMDH — 2026 : ~14,6 MMDH — 2028 : ~19,3 MMDH — 2030 : ~25,5 MMDH
Ce scénario suppose un ralentissement par rapport au rythme actuel (+20 % en 2024), cohérent avec un effet de maturité progressive.
Scénario B — Croissance soutenue (+20 %/an) :
2025 : ~13,2 MMDH — 2026 : ~15,9 MMDH — 2028 : ~22,8 MMDH — 2030 : ~32,9 MMDH
Ce scénario maintient le rythme actuel, soutenu par l'interchange à 0,65 %, la croissance des m-wallets, et la poursuite de la stratégie « Maroc Digital 2030 ».
Facteurs favorables : pénétration smartphone (91,7 %), plafonnement interchange (0,65 %), expansion m-wallets (+32 %/an), virement instantané, stratégie Maroc Digital 2030, croissance démographique connectée.
Facteurs de frein : persistance du COD, secteur informel, couverture logistique rurale, confiance numérique encore en construction, absence de cadre fiscal e-commerce spécifique.
Ces projections sont purement indicatives et ne constituent pas des prévisions. Elles reposent sur un taux de croissance annuel constant appliqué aux paiements carte uniquement. Le marché e-commerce total (incluant COD) suit une trajectoire parallèle mais de volume supérieur.
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Bank Al-Maghrib mesure officiellement les paiements e-commerce par carte : 11,0 MMDH et 38,5 millions d'opérations en 2024. Ce n'est pas le chiffre d'affaires total du e-commerce (le COD reste majoritaire).
Selon l'ANRT, 24,9 % des individus (5 ans et +) ont effectué un achat ou une commande en ligne en 2024.
Oui. L'ANRT indique que 83,8 % des acheteurs en ligne déclarent utiliser le paiement comptant à la livraison. Cet indicateur mesure un usage déclaré, pas une part en valeur.
Pour les paiements par carte, le montant moyen par transaction est d'environ 287 DH en 2024 (BAM), en baisse par rapport à 2023 (~308 DH), ce qui suggère des achats plus fréquents et plus courants.
Parce que les statistiques e-commerce par carte ne captent pas le COD, les virements, ni le social commerce (WhatsApp, Instagram, Facebook) souvent payé hors carte. Le marché réel est sensiblement supérieur.
En 2024, les paiements e-commerce par carte progressent de +20 % en volume et +11 % en valeur par rapport à 2023 (BAM), confirmant une dynamique haussière.
Oui. Le parc de wallets mobiles atteint 13,7 millions en 2024 (BAM) et l'usage progresse fortement (+32 %), ce qui peut accélérer les paiements digitaux et réduire progressivement la dépendance au COD.
Oui. Les transactions des porteurs marocains sur des marchands étrangers atteignent 17,4 MMDH en 2024 (BAM), reflétant le poids des plateformes internationales.
Principalement : la dominance du COD, la confiance, la logistique last-mile hors grandes villes, et l'informel (transactions difficiles à mesurer et à structurer).
Selon des scénarios indicatifs à +15 % à +20 %/an, les paiements e-commerce par carte pourraient atteindre 25 à 33 MMDH à l'horizon 2030 (projection pédagogique, non officielle).
Bank Al-Maghrib (BAM). Rapport annuel sur les moyens de paiement — Exercice 2024 (publication : fin 2025).
URL : bkam.ma → Moyens de paiement → Rapports annuels
Références internes : paiements e-commerce par carte (nombre, montant), paiements par carte TPE, m-wallets (parc, transactions), virement instantané, sans contact, cross-border (porteurs marocains à l'étranger et porteurs étrangers au Maroc).
ANRT. Observatoire Internet — T4 2024 (publication : 2025).
URL : anrt.ma → Observatoire → Internet
Utilisation : nombre d'abonnements internet (40,2 M), taux de pénétration internet par abonnements (109,2 %).
ANRT. Observatoire Internet — T1 2025 (publication : 2025).
Utilisation : point de comparaison trimestriel (108,2 %, variation saisonnière).
ANRT. Enquête nationale sur les usages des TIC — édition 2024-2025, données 2024 (publication : 2025).
URL : anrt.ma → Observatoire → Enquête TIC
Utilisation : équipement mobile (97 %) et smartphone (91,7 %), accès internet des ménages (89,2 %), adoption achat/commande en ligne (24,9 %), mode de paiement déclaré (COD 83,8 %).
Centre Monétique Interbancaire (CMI). Rapports annuels / séries historiques 2016-2022 (publications annuelles).
Utilisation : série historique des paiements e-commerce par carte (volumes/montants) avant 2023.
Bank Al-Maghrib / Régulation monétique. Décision n°244/W/2024 fixant le taux d'interchange à 0,65 % (2024).
Utilisation : encadrement des frais d'interchange (impact sur l'acceptation carte par les e-marchands).
Royaume du Maroc. Loi n°31-08 relative à la protection du consommateur (texte consolidé).
Utilisation : ventes à distance, information précontractuelle, rétractation, clauses abusives.
CGEM. Label e-thiq@ (référentiel et conditions).
URL : cgem.ma
Utilisation : mécanisme de confiance et bonnes pratiques e-commerce.
UNCTAD (CNUCED). B2C E-commerce Index (éditions 2019/2020 — données 2018).
Utilisation : comparaison internationale, positionnement historique (complété depuis par l'enquête ANRT 2024).
DataReportal (We Are Social & Meltwater). Digital 2025 / Digital 2026 — Morocco.
Utilisation : « internet users », « social media users » (estimations multi-sources). À distinguer des abonnements ANRT.
Fréquence de mise à jour : trimestrielle (connectivité ANRT), annuelle (paiements BAM, enquête usages ANRT). Dernière vérification des sources : février 2026.
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